Musicothérapie aujourd'hui en 2026
- José Montenegro
- 24 juin
- 1 min de lecture
La musicothérapie ne peut plus se contenter de généralités : « La musique apaise », « elle crée du lien social », « elle fait du bien »... : ces affirmations sont souvent vraies, mais elles ne suffisent plus à définir la musicothérapie comme discipline de soin.
Aujourd'hui, le musicothérapeute doit pouvoir expliquer ses choix thérapeutiques, ses indications, ses objectifs et ses méthodes d'évaluation. Comme toute intervention clinique, la musicothérapie nécessite une analyse des besoins du patient, la prise en compte d'éventuelles contre-indications, ainsi qu'une réflexion partagée avec l'équipe pluridisciplinaire.
Réduire la musicothérapie à une activité occupationnelle ou récréative revient à ignorer la complexité des processus psychologiques, relationnels, cognitifs et neurophysiologiques qu'elle mobilise.
La musicothérapie ne prétend pas "guérir". Elle cherche à améliorer la qualité de vie, à soutenir les capacités d'adaptation, à préserver les fonctions relationnelles et à permettre à la personne de maintenir un rapport plus satisfaisant à elle-même et à son environnement.
L'enjeu actuel n'est plus seulement de démontrer que la musique produit des effets, mais de préciser pour qui, dans quelles conditions, avec quels objectifs thérapeutiques et selon quelle méthodologie clinique.
C'est à cette condition que la musicothérapie continuera à gagner sa place parmi les interventions non médicamenteuses fondées sur des pratiques rigoureuses et évaluables.

Pierre-Luc Ben Soussan

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